C'est une question que je me suis quelques fois posée. Que je me suis posée en parcourant des blogs beauté, des blogs humeurs, des blogs fourre tout... Certaines le font par passion de l'écriture, du partage, de l'échange, du retour. D'autres pour exprimer ce qu'elles ressentent à l'instant T, qui n'est destiné à personne d'autre qu'elles même. Et moi dans tout ça ? Pourquoi je blogue ?

Peur d'en dire trop, frustration de ne pas en dire assez. Peur de lasser, de ne pas intéresser, d'être ridicule dans nos paroles et nos pensées. C'est ça aussi le monde des blogs. C'est comme ça que je le ressens. Et ça voudrait donc dire que je blogue pour les autres ? Ou plutôt pour un regard des autres.
Manque de considération de mon entourage ? Besoin de faire sortir des pensées, des humeurs, cloitrées en moi des jours durant ? Besoin de laisser ma trace quelque part, peur d'un oubli ?
J'observe l'évolution de certaines blogueuses, jusqu'à quel point elles nous laissent entrer dans leur vie privée, avec quel recul elle le font, quels incidents peuvent se créer, et comme elles se rattrapent.
Depuis l'apparition de Skyblog, j'ai créé une dizaine de blogs. Certains inconnus, d'autres bien plus. Des durées de vie de quelques heures, à quelques années. De la moindre visite, aux milliers de commentaires (7563 même ♥), des heures passées à partager des photos, partager des coups de coeur. J'ai adoré les agrémenter de parcelles de vie, tenir mon entourage au courant de mes journées, le tout illustré. Cela reste de très précieux souvenirs, car les blogs m'ont accompagné dans les étapes de ma vie. Je me suis sentie soutenue par le retour que je pouvais avoir, je me sentais plus forte, plus heureuse.
Puis j'ai arrêté comme ça. D'un coup. Aujourd'hui je reprends, différement. Et tout ça pour quoi ?
Pour le plaisir. Le plaisir de la visite. Le plaisir du commentaire. Le plaisir du visiteur régulier. Le plaisir d'une reconnaissance. Le plaisir d'écrire. Le plaisir de tout relire. Le plaisir d'observer le chemin parcouru.

Le plaisir d'être à la fois au centre de soi même, et à la fois d'un plus vaste espace.
Le plaisir d'exister tout simplement, et de le revendiquer.